LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
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LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
Source Encyclopédie de la Polynésie N°7 - de Monsieur Christian GLEIZAL - MULTIPRESS.
Les " POILUS TAHITIENS " au front.
Incorporés dans le BMP (Bataillon Mixte du Pacifique) compose de Tahitiens et de Calédoniens, les premiers contingents se retrouvent à BOULOURIS, dans le VAR, dès l'été 1916.
Le froid est leur principal ennemi, et il apparaît difficile d'envoyer les Polynésiens se battre dans le Nord ou dans l'Est en plein hiver.
Le Bataillon stationne donc en PROVENCE jusqu'à l'été suivant, époque à laquelle il monte au front pour être occupé essentiellement à des travaux de terrassement.
Notons toutefois qu'une centaine de Tahitiens sont acheminés dès l'automne 1916 dans la région de SALONIQUE, en GRECE, où ils affrontent les Autrichiens lors d'une campagne très éprouvante.
Le BMP devient Unité Combattante en 1918, après un deuxième hiver passé à BOULOURIS.
Envoyé au front dans les environs de SOISSONS, il participe de façon active à l'arrêt des dernières offensives ennemies lors de la Seconde Bataille de la MARNE et se joint à la contre-offensive alliée qui pousse les Allemands à signer l'Armistice.
L'attitude exemplaire des Soldats venus de la POLYNESIE leur vaut "une citation à l'ordre de la 10ème Armée, citation que l'on peut lire sur la plaque commémorative placée Quai du Commerce.
A l'heure du bilan, on constate que la Colonie a payé un lourd tribut à la défense de la Métropole, puisque 300 de ses enfants y ont laissé la vie.
En 1923, est érigé le Monument aux Morts de l'Avenue BRUAT, en souvenir de leur sacrifice.
Le 6ème Contingent composé de 76hommes pose devant le photographe avant d'embarquer sur le MOANA. Nous sommes le 6 Juin 1916 et le 12 Juin 1917, dix contingents regroupent prés de 1100hommes quittent les Îles pour participer à la Défense de la Métropole.
Les " POILUS TAHITIENS " au front.
Incorporés dans le BMP (Bataillon Mixte du Pacifique) compose de Tahitiens et de Calédoniens, les premiers contingents se retrouvent à BOULOURIS, dans le VAR, dès l'été 1916.
Le froid est leur principal ennemi, et il apparaît difficile d'envoyer les Polynésiens se battre dans le Nord ou dans l'Est en plein hiver.
Le Bataillon stationne donc en PROVENCE jusqu'à l'été suivant, époque à laquelle il monte au front pour être occupé essentiellement à des travaux de terrassement.
Notons toutefois qu'une centaine de Tahitiens sont acheminés dès l'automne 1916 dans la région de SALONIQUE, en GRECE, où ils affrontent les Autrichiens lors d'une campagne très éprouvante.
Le BMP devient Unité Combattante en 1918, après un deuxième hiver passé à BOULOURIS.
Envoyé au front dans les environs de SOISSONS, il participe de façon active à l'arrêt des dernières offensives ennemies lors de la Seconde Bataille de la MARNE et se joint à la contre-offensive alliée qui pousse les Allemands à signer l'Armistice.
L'attitude exemplaire des Soldats venus de la POLYNESIE leur vaut "une citation à l'ordre de la 10ème Armée, citation que l'on peut lire sur la plaque commémorative placée Quai du Commerce.
A l'heure du bilan, on constate que la Colonie a payé un lourd tribut à la défense de la Métropole, puisque 300 de ses enfants y ont laissé la vie.
En 1923, est érigé le Monument aux Morts de l'Avenue BRUAT, en souvenir de leur sacrifice.
Le 6ème Contingent composé de 76hommes pose devant le photographe avant d'embarquer sur le MOANA. Nous sommes le 6 Juin 1916 et le 12 Juin 1917, dix contingents regroupent prés de 1100hommes quittent les Îles pour participer à la Défense de la Métropole.
Dernière édition par le 30/1/2008, 08:56, édité 1 fois
PAPOUPALME- CHOUF A VIE




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Re: LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
Salut Papou. Merci pour cette page d'histoire. Il est toujours bon de réveiller les mémoires héroiques.

CHRISTOPHE Michel- MAÎTRE PRINCIPAL




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Re: LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
IAORANA TOTOFF,
Heureux de te retrouver, tu dois être very busy ces jours ci.
Nous sommes la pour ne pas que ces sacrifices disparaissent un jour, à nous de faire revivre pour cette génération future.
PAPOU
Heureux de te retrouver, tu dois être very busy ces jours ci.
Nous sommes la pour ne pas que ces sacrifices disparaissent un jour, à nous de faire revivre pour cette génération future.
PAPOU
Dernière édition par le 1/2/2008, 02:11, édité 1 fois
PAPOUPALME- CHOUF A VIE




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Re: LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
Papou,
Je me permets de mettre a la suite de ton sujet, ce que j'ai trouvé sur le Net.
Amicalement.
« Le Maréchal de France Commandant en chef des armées de l'Est a décidé à la date du 30 novembre 1918 que le 1er B.M.P. serait cité à l'ordre de la 10ème armée avec le motif suivant : le 25 octobre 1918, sous les ordres de son chef le commandant Gondy, s'est porté d'un seul élan et sous un violent bombardement à l'attaque du village de Vesles-et -Caumont fortement occupé et garni de mitrailleuses dont il s'est emparé de haute lutte.
Continuant sa progression au son de la charge sonnée par tous les clairons du bataillon, a enlevé la ferme de Petit Caumont et se jetant vers sa droite s'est emparé d'un point d'appui important.
Fortement contre-attaqué dans la soirée, a maintenu intacte la position conquise dans la journée, a fait 50 prisonniers, pris 30 mitrailleuses lourdes et légères et deux fusils anti-tanks. »
Cette citation se trouve sur une plaque commémorative apposée Quai du Commerce, devant l'Office du Tourisme.
L'épopée des soldats polynésiens de la Grande Guerre est généralement présentée à travers le Bataillon du Pacifique.
Elle commence à Noumea en 1916 avec la formation d'un bataillon d'étapes des Tirailleurs Canaques, voulu comme un « corps indigène », réunissant les ethnies différentes de l'Océanie française.
D'abord utilisés au terrassement des tranchées comme soldats travailleurs, ses soldats sont considérés comme aptes à combattre en 1917.
C'est après un entraînement approfondi qu'en juillet 18 le Bataillon reçoit le baptême du feu comme « bataillon de marche » c'est à dire au combat, avec immédiatement de lourdes pertes.
Pour le commandant Trouilh, leur chef, « ce sont de beaux soldats, de véritables poilus. ».
Il prend part à la grande attaque victorieuse de 1918 sur le front ouest en combattant à Vesles et Caumont en Champagne en octobre.
L'opération a lieu de nuit, avec de fortes pluies et la traversée d'une rivière.
Le village est ensuite enlevé aux Allemands ainsi que les hauteurs entourant le village malgré une forte résistance de mortiers et de mitrailleuses.
Les actions du Bataillon permettent aux autres corps de troupes de développer leur attaque.
L'action contre la ferme du Petit Caumont où sont postés les mitrailleurs allemands est conduite par le caporal Mae Tefau a Temauri, les Allemands y sont faits prisonniers.
La nuit suivante le Bataillon repousse une contre-attaque et conserve ses positions.
Dès que le Bataillon est relevé, le général Ferradini commandant la 72° DI remet une série de décorations.
Le Bataillon est ensuite cité à l'ordre de la X° Armée dans laquelle il combattait.
A leur retour à Tahiti, les poilus étaient particulièrement fiers de leur participation à cette bataille et montraient la terre de Vesles et Caumont qu'ils avaient ramené en souvenir.
A partir de 1919, avec le retour des « poilus » au pays et les premières commémorations, apparaît assez rapidement la nécessité de faire construire un lieu de mémoire consacré aux soldats de la colonie morts dans la Grande guerre.
Des projets futuristes comme un pont sur la Papenoo sont envisagés mais l'idée aboutit à la construction d'un monument aux morts du type de ceux que l'on retrouve dans la plupart des villages métropolitains.
Il est produit par le sculpteur français Galy.
Une jeune femme de la colonie, Margaux Tessier, prend la pose de la patrie.
Il est en partie payé par une souscription publique, en partie par le budget de la colonie.
La cérémonie d'inauguration a lieu le 14 juillet 1923, elle rassemble une foule nombreuse, comprend des remises de décorations aux familles à titre posthume.
Les morts sont salués par les anciens combattants qui ont eu la chance de revenir.
Après le discours obligé du gouverneur, la parole est donnée à la reine Marau pour un grand moment d'émotion où se mêlent l'évocation de la tradition polynésienne de la guerre et un élan patriotique vers la France meurtrie mais victorieuse.
Le monument aux morts met en scène le retour symbolique au fenua des morts dont les dépouilles sont restées de l'autre coté de la terre.
Le monument est construit en plein milieu de l'avenue Bruat à l'endroit où les contingents se rassemblaient avant de partir.
Il sera déplacé plus tard à l'endroit où le connaissons aujourd'hui pour répondre à une intensification de la circulation.
Le décor du monument est européen, il n'y a pas d'emblème polynésien.
Il est pourtant l'hommage consacré à ses morts par les EFO, la plaque le stipule bien.
Le nom des morts y figure sans discrimination ethnique ou de statut de citoyenneté, ce qui n'était pas toujours le cas à l'époque dans les colonies.
Dans la ville de Papeete, les plaques des rue rappellent les événements de la Première Guerre mondiale et montre l'importance qu'elle a eu dans le souvenir de la colonie : la « rue de la canonnière Zélée » peu éloignée de l'endroit où les coups de canon allemand ont fait couler le navire, celle du « 22 septembre 1914 » longeant le marché, et bien sur, celle qui porte le nom du défenseur de Papeete, la « rue du Commandant Destremau », nom écrit d'ailleurs à tort avec un e (Destremeau) depuis plus de 80 ans.
On peut ajouter que, devant le square Bougainville, une des pièces d'artillerie légère de la Zélée continue de surveiller la passe.
Il faut aussi évoquer « la rue des poilus tahitiens » transversale à l'avenue Bruat ainsi que la « rue du Docteur Cassiau », le médecin militaire que retrouvèrent avec bonheur les tamari tahiti à Salonique, la « rue du Pasteur Moreau » unanimement reconnu pour le soutien qu'il apporta au moral des poilus tahitiens en métropole, et enfin le « cours de l'Union Sacrée » inauguré alors que la guerre battait son plein pour saluer l'harmonie enfin trouvée à Tahiti entre les Français et les Anglais.
Et bien qu'il s'agisse de noms sans aucun lien avec Tahiti, on peut signaler une « avenue Clémenceau », une « place du maréchal Joffre » et une « rue du maréchal Foch ».
Lettre d'un poilu Tahitien du front de Salonique (Grèce) 1916.
« C'est à minuit que nous sommes partis au train, et à 6 heures du matin, nous avons débarqué à une petite station ; de là nous avons commencé à entreprendre la route à pied, et pendant neuf jours nous avons marché (.). Le voyage fut très pénible, car il a fallu passer de ravin en colline et de colline en ravin, traînant notre sac au dos (.).
Nous sommes arrivés là vers 1 h ou 2 heures du matin et nous avons couché le long de la colline en attendant le jour (.).
Nous étions tous assis sur le penchant de la colline, lorsque nous entendons un sifflement puis une explosion terrible, c'était un obus qui venait d'éclater juste au-dessus de nous ; mais à une certaine distance (.).
Et pendant que nous étions là encore sous le coup de l'émotion, on est venu nous dire d'aller au secours des blessés.
En effet ce dernier projectile venait tout juste de tomber au milieu d'un groupe composé de Tahitiens qui venaient d'arriver et faisaient aussi du café (.).
Les victimes ont été Koki, Labaste, et un popa'a tué sur le coup, H Vincent a eu la main droite fendue jusqu'au dessus du poignet, puis le côté droit ouvert (.).
Nui a eu la jambe gauche coupée juste au-dessus du soulier, le bras gauche cassé, des éclats dans la jambe droite.»
Anatole Drollet à son frère Léandre, lettre citée dans Le Mémorial Tahitien.
Je me permets de mettre a la suite de ton sujet, ce que j'ai trouvé sur le Net.
Amicalement.
Citation du bataillon mixte du Pacifique à l'ordre de la 10éme armée.
« Le Maréchal de France Commandant en chef des armées de l'Est a décidé à la date du 30 novembre 1918 que le 1er B.M.P. serait cité à l'ordre de la 10ème armée avec le motif suivant : le 25 octobre 1918, sous les ordres de son chef le commandant Gondy, s'est porté d'un seul élan et sous un violent bombardement à l'attaque du village de Vesles-et -Caumont fortement occupé et garni de mitrailleuses dont il s'est emparé de haute lutte.
Continuant sa progression au son de la charge sonnée par tous les clairons du bataillon, a enlevé la ferme de Petit Caumont et se jetant vers sa droite s'est emparé d'un point d'appui important.
Fortement contre-attaqué dans la soirée, a maintenu intacte la position conquise dans la journée, a fait 50 prisonniers, pris 30 mitrailleuses lourdes et légères et deux fusils anti-tanks. »
Cette citation se trouve sur une plaque commémorative apposée Quai du Commerce, devant l'Office du Tourisme.
L'épopée des soldats polynésiens de la Grande Guerre est généralement présentée à travers le Bataillon du Pacifique.
Elle commence à Noumea en 1916 avec la formation d'un bataillon d'étapes des Tirailleurs Canaques, voulu comme un « corps indigène », réunissant les ethnies différentes de l'Océanie française.
D'abord utilisés au terrassement des tranchées comme soldats travailleurs, ses soldats sont considérés comme aptes à combattre en 1917.
C'est après un entraînement approfondi qu'en juillet 18 le Bataillon reçoit le baptême du feu comme « bataillon de marche » c'est à dire au combat, avec immédiatement de lourdes pertes.
Pour le commandant Trouilh, leur chef, « ce sont de beaux soldats, de véritables poilus. ».
Il prend part à la grande attaque victorieuse de 1918 sur le front ouest en combattant à Vesles et Caumont en Champagne en octobre.
L'opération a lieu de nuit, avec de fortes pluies et la traversée d'une rivière.
Le village est ensuite enlevé aux Allemands ainsi que les hauteurs entourant le village malgré une forte résistance de mortiers et de mitrailleuses.
Les actions du Bataillon permettent aux autres corps de troupes de développer leur attaque.
L'action contre la ferme du Petit Caumont où sont postés les mitrailleurs allemands est conduite par le caporal Mae Tefau a Temauri, les Allemands y sont faits prisonniers.
La nuit suivante le Bataillon repousse une contre-attaque et conserve ses positions.
Dès que le Bataillon est relevé, le général Ferradini commandant la 72° DI remet une série de décorations.
Le Bataillon est ensuite cité à l'ordre de la X° Armée dans laquelle il combattait.
A leur retour à Tahiti, les poilus étaient particulièrement fiers de leur participation à cette bataille et montraient la terre de Vesles et Caumont qu'ils avaient ramené en souvenir.
A partir de 1919, avec le retour des « poilus » au pays et les premières commémorations, apparaît assez rapidement la nécessité de faire construire un lieu de mémoire consacré aux soldats de la colonie morts dans la Grande guerre.
Des projets futuristes comme un pont sur la Papenoo sont envisagés mais l'idée aboutit à la construction d'un monument aux morts du type de ceux que l'on retrouve dans la plupart des villages métropolitains.
Il est produit par le sculpteur français Galy.
Une jeune femme de la colonie, Margaux Tessier, prend la pose de la patrie.
Il est en partie payé par une souscription publique, en partie par le budget de la colonie.
La cérémonie d'inauguration a lieu le 14 juillet 1923, elle rassemble une foule nombreuse, comprend des remises de décorations aux familles à titre posthume.
Les morts sont salués par les anciens combattants qui ont eu la chance de revenir.
Après le discours obligé du gouverneur, la parole est donnée à la reine Marau pour un grand moment d'émotion où se mêlent l'évocation de la tradition polynésienne de la guerre et un élan patriotique vers la France meurtrie mais victorieuse.
Le monument aux morts met en scène le retour symbolique au fenua des morts dont les dépouilles sont restées de l'autre coté de la terre.
Le monument est construit en plein milieu de l'avenue Bruat à l'endroit où les contingents se rassemblaient avant de partir.
Il sera déplacé plus tard à l'endroit où le connaissons aujourd'hui pour répondre à une intensification de la circulation.
Le décor du monument est européen, il n'y a pas d'emblème polynésien.
Il est pourtant l'hommage consacré à ses morts par les EFO, la plaque le stipule bien.
Le nom des morts y figure sans discrimination ethnique ou de statut de citoyenneté, ce qui n'était pas toujours le cas à l'époque dans les colonies.
Dans la ville de Papeete, les plaques des rue rappellent les événements de la Première Guerre mondiale et montre l'importance qu'elle a eu dans le souvenir de la colonie : la « rue de la canonnière Zélée » peu éloignée de l'endroit où les coups de canon allemand ont fait couler le navire, celle du « 22 septembre 1914 » longeant le marché, et bien sur, celle qui porte le nom du défenseur de Papeete, la « rue du Commandant Destremau », nom écrit d'ailleurs à tort avec un e (Destremeau) depuis plus de 80 ans.
On peut ajouter que, devant le square Bougainville, une des pièces d'artillerie légère de la Zélée continue de surveiller la passe.
Il faut aussi évoquer « la rue des poilus tahitiens » transversale à l'avenue Bruat ainsi que la « rue du Docteur Cassiau », le médecin militaire que retrouvèrent avec bonheur les tamari tahiti à Salonique, la « rue du Pasteur Moreau » unanimement reconnu pour le soutien qu'il apporta au moral des poilus tahitiens en métropole, et enfin le « cours de l'Union Sacrée » inauguré alors que la guerre battait son plein pour saluer l'harmonie enfin trouvée à Tahiti entre les Français et les Anglais.
Et bien qu'il s'agisse de noms sans aucun lien avec Tahiti, on peut signaler une « avenue Clémenceau », une « place du maréchal Joffre » et une « rue du maréchal Foch ».
Lettre d'un poilu Tahitien du front de Salonique (Grèce) 1916.
« C'est à minuit que nous sommes partis au train, et à 6 heures du matin, nous avons débarqué à une petite station ; de là nous avons commencé à entreprendre la route à pied, et pendant neuf jours nous avons marché (.). Le voyage fut très pénible, car il a fallu passer de ravin en colline et de colline en ravin, traînant notre sac au dos (.).
Nous sommes arrivés là vers 1 h ou 2 heures du matin et nous avons couché le long de la colline en attendant le jour (.).
Nous étions tous assis sur le penchant de la colline, lorsque nous entendons un sifflement puis une explosion terrible, c'était un obus qui venait d'éclater juste au-dessus de nous ; mais à une certaine distance (.).
Et pendant que nous étions là encore sous le coup de l'émotion, on est venu nous dire d'aller au secours des blessés.
En effet ce dernier projectile venait tout juste de tomber au milieu d'un groupe composé de Tahitiens qui venaient d'arriver et faisaient aussi du café (.).
Les victimes ont été Koki, Labaste, et un popa'a tué sur le coup, H Vincent a eu la main droite fendue jusqu'au dessus du poignet, puis le côté droit ouvert (.).
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Re: LES POILUS TAHITIENS DE 14-18
Chers amis de la toile,
Je fais remonter encore ses souvenirs qui doivent rester "scotchés" en nos mémoires, plus ceux de PIOUPIOU, de Georges et du Nouveau dernier.
NA TE FATU OUTOU E TI'A'I MAI I TONA BASILEIA
Que Dieu vous garde dans sa Patrie.





PAPOU
Je fais remonter encore ses souvenirs qui doivent rester "scotchés" en nos mémoires, plus ceux de PIOUPIOU, de Georges et du Nouveau dernier.
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